Les femmes violées ressentent ce sentiment coupable de Honte parfaitement décrit par Florence Porcel, victime de PPDA et autrice qui nous explique les ressorts de la honte...
Le 8 novembre 2004, Florence Porcel a été violée par PPDA dans le bureau de ce dernier. Florence Porcel se bat depuis contre ce sentiment délétère de honte qui s'empare des victimes de violences sexuelles. Grâce à la lecture de son essai j'ai enfin pleinement compris la notion de "culture du viol". Comme si le viol devait se résumer à une violente agression au fond d'un parking, à des cris et des coups, à une pénétration brutale par un individu masqué, satyre de l'ombre. Florence Porcel nous explique que loin de ce "bon viol", que la police n'a pas de mal à reconnaître, il y a "les mauvais viols". Ceux qui impliquent des proches ou des parents de la victime, ceux qui ne s'accompagnent ni de coups ni de cris. Ceux que la police a plus de mal à enregistrer, ceux que la justice a du mal à condamner. Et qui sont pourtant des viols au regard de la loi. Les violeurs ont pour eux les failles d'une société qui arrive encore à culpabiliser les femmes violées. Une honte liée au genre feminin et ressentie par les toutes jeunes filles victimes du syndrome de la bonne élève et qui apprennent à subir les règles la tête baissée, qui se sentent coupables quand on leur fait du mal.. On a envie de crier "honte à la honte" après cette lecture fondamentale. Et puis, en tant qu'homme, on se dit aussi que notre regard doit encore évoluer et changer. Pour ne pas ignorer les viols, les victimes de violence et pour être solidaires des personnes qui les subissent. merci à Elodie Jauneau pour son conseil de lecture.